DEPUIS 1976, JE ME SUIS VOUE A LA MÉDECINE.......

en 1983, création de l' ALHDS, service soins à domicile.

La campagne médiatique du Conseil National de l'Ordre des médecins, me torture par cette promotion de l'engagement pour la vie du médecin. C'étais mon cas, après avoir soigné plus de trois générations de malades. J'ai eu le bonheur de  mettre  au monde plus d'un milliers d'enfants de 1976 à 1986, date de la fermeture de notre maternité rurale. je prenais en charge plus de 1800 patients déclarés, non compris les enfants. j'assurais pour mes patientes les consultations de gynécologie courante, la prise en charge des nourrissons.

Enfin j'assurais la prise en charge d'un service de soins de suite, et pendant plus de 25 ans les soins dans une EHPAD, après avoir obtenu l'examen nécessaire à cette prise en charge. j'ai formé plus d'une cinquantaine de jeunes généralistes, en étant un des pionnier de la maîtrise de stage dès 1983.

j'ai initié dès 1982 la prise en charge à domicile des personnes âgées, et créé un réseau de soins dès 2005 pour organiser autour du médecin traitant, le maintien à domicile des malades dans notre milieu rural délaissé. notre secteur  montre encore une mortalité supérieure de 30% à la moyenne nationale, tous âges et sexes confondus, par retard d'accès aux soins en particulier.

Si tout cela, en dehors de mon engagement professionnel syndical, puis ordinal, ce n'est pas se vouer à la médecine ? Et pourtant....dès 2006, malgrès les alertes de mon épouse auprès de tous mes confrères, localement, au niveau de la région et de la CNP au CNOM, sur mon surmenage, j'ai été rejeté par mes pairs.

J'en suis encore très déprimé. Mais je reprends le dessus grâce à ma famille, mon épouse, mes enfants et petits enfants qui m'encouragent.

Quelques amis me gardent leur confiance et leur amitié malgré tout, et mon "journal FaceBook" s'est fait plus de 890 amis en quelques jours. j'ai pourtant été délaissé par mes confrères et surtout par ceux là même qui m'avaient le plus sollicité et me devaient le plus de reconnaissance.

Je me suis astreint à une prise en charge psychologique depuis près de quatre ans, afin de m'éviter le pire des désespoirs.

J'ai sollicité ma réintégration début juillet 2016, comme le Code de santé publique le permet,  j'espère obtenir à nouveau le droit de m'inscrire au tableau de l'Ordre de médecins. Même les plus grands criminels profitent de remise de peine, ici la loi m'autorise à solliciter cette autorisation, Nous verrons bien.

En attendant j'ai continué de maintenir mes connaissances, par la lecture du Quotidien du médecin, et de la revue "Prescrire", aussi en répondant aux nombreuses sollicitations de mes patients par des conseils que j'essaye prudemment sans dépasser l'exercice illégal de la médecine, quel stress à chaque avis donné, mes confrères ne me feraient pas de cadeaux.

 

 

JE SURVIS TOUJOURS DANS L'ESPOIR DE REEXERCER L'ART DE LA MEDECINE.....

L'ORDRE NATIONAL M'A EMPÊCHÉ D'EXERCER

L'Ordre des médecins au niveau national a droit de vie ou de mort sur les médecins inscrits sur ses tableaux départementaux. (voir Affaire du Docteur BONNEMAISON et du Professeur JOYEUX !) en les autorisant ou non à exercer leur art, même s'ils ne présentent pas de risque médical.

Certes, j'en conviens, la probité du médecin est indispensable à l'exercice médical, mais la profession ne tient pas assez compte de l'état psychologique des confrères poursuivis, avant de les condamner sans possibilité réelle d'appel: tribunal d'exception avec ses défauts dont le pire est l'aveuglement.

Je souhaite de tout coeur que nos futurs confrères en charge du respect de la déontologie soient plus formés à rendre une justice équitable qui sera prendre en compte tous les facteurs constituants le dossier qu'ils auront à juger que symboliserait la balance de la justice qui malheureusement ne penche jamais du bon côté.

je suis à la disposition de mes confrères s'ils ont besoin de soutien.

Docteur Marc BIENCOURT

Médecin généraliste

ancien Président du CDOM62 de 93 à 99 et de 2002 à 2011

0614038663

m.biencourt@sfr.fr

mon livre "Assassinat sur ordonnance"

1. Mai, 2014

chez : www.thebookedition.com"

toujours disponible par internet lisible sur Googlebook